Victimes de complications suite à la prise de Mediator

Valvulopathie et hypertension artérielle pulmonaire

Création d'un fonds d'indemnisation pour les victimes du Mediator

Le Conseil des Ministres a entériné le 11 mai 2011, la création d’un Fonds public destiné à indemniser les victimes du Mediator et de ses génériques.

Ce dispositif a été institué dans le cadre du projet de Loi de finance rectificative pour 2011 et est entré en vigueur en septembre 2011.

Pour en savoir plus, consultez notre page dédiée :
Création d’un fonds d’indemnisation pour les victimes du Mediator

Mediator, médicament des Laboratoires Servier

Le scandale du Mediator en quelques dates

Ce médicament de la famille des amphétamines est resté commercialisé en France pendant plus de 30 ans (1976 à 2009).

La France sera l’un des derniers pays à le retirer malgré plusieurs cas rapportés de valvulopathie et un retrait effectif dans plusieurs pays (Espagne, Grèce, Italie, Luxembourg, Suisse) depuis quelques années.

Le médicament Mediator est initialement un hypolipidémiant, prescrit comme adjuvant d’un régime adapté dans les cas d’hypertriglycéridémies et de diabète avec surcharge pondérale.

Il a été détourné par la suite de son utilité première et prescrit majoritairement en tant que coupe faim.

Le Docteur Irène Frachon, pneumologue au CHU de Brest, a été l’un des médecins dont les recherches et la ténacité ont conduit l’Afssaps à faire retirer le Mediator du marché.

Elle est l’auteur de l’ouvrage « Mediator, Combien de morts ? », dans lequel elle dénonce les méfaits de ce médicament.

Elle y décrit la toxicité de ce médicament aux lourdes conséquences (valvulopathie et hypertension artérielle pulmonaire), dont les premières victimes ont été identifiées dès 1997.

En novembre 2010, l’AFSSAPS révèle une estimation selon laquelle ce médicament aurait causé entre 500 morts et 2 000 morts et plus de 3500 hospitalisations.

Le scandale sanitaire éclate alors au grand jour.

L’AFSSAPS recommande aux patients ayant pris du Mediator pendant plus de 3 mois au cours des 2 dernières années de consulter leur médecin.

  • Dysfonctionnement au sein des autorités sanitaires ?
  • Dysfonctionnement au sein des laboratoires Servier ?
  • Telles sont les questions auxquelles il faudra répondre.
  • Comment un médicament, proposé 3 fois au déremboursement, ayant une parenté pharmacologique avec des médicaments retirés du marché depuis 1997, a-t-il pu perdurer 33 ans ?

La mise en cause des Laboratoires Servier

La mise en cause du Mediator n’est pas sans rappeler les précédents connus pour l’Isoméride et le Ponderal, tous deux coupe-faim commercialisés par les Laboratoires Servier et retirés du marché en 1997.

Le Mediator a un métabolite commun avec ces deux médicaments cités ci-dessus.

En effet, après ingestion du médicament et son absorption par le foie, reste dans le corps de la norfenfluramine.

Il semble dès lors intéressant de s’interroger, sur les raisons d’une mise sur le marché d’un médicament ayant des propriétés communes aux deux retirés précédemment.

Il s’agit d’un des axes de réflexion traités par l’Inspection générale des affaires sanitaires, dénonçant une stratégie de positionnement du Mediator par les laboratoires Servier en décalage avec la réalité pharmacologique du médicament.

« Le visage des victimes du Médiator »

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