Noyade d’un jeune homme épileptique handicapé : dépôt d’une plainte contre X

Le 2 juillet 2018, le corps de Quentin RUOT, 23 ans, a été retrouvé inanimé au niveau du bassin de baignade municipale de la commune du TEICH.

Les secours ne sont pas parvenus à le réanimer. Suite au classement sans suite par le Procureur de la plainte initiale, les parents de Quentin ont déposé une plainte contre X.

Pourquoi Quentin, jeune homme handicapé épileptique, est-il mort noyé ?

Une enquête pénale a été diligentée pour déterminer les circonstances exactes du drame.

Monsieur Quentin RUOT, 23 ans, souffrait depuis l’enfance d’une forme d’épilepsie, consécutive à une méningite contractée alors qu’il n’avait que quinze jours de vie.

Ses crises d’épilepsie pouvaient survenir à n’importe quel moment, sous forme d’absence et sans aucun signe avant-coureur.

Le jours des faits, avec neuf autres jeunes personnes handicapées, il s’était rendu au bassin de baignade municipale de la commune du TEICH dans le cadre d’une sortie organisée par l’Institut d’Education Motrice (IEM) de TALENCE.

Cela faisait trois ans qu’il avait intégré cet IEM, en tant qu’interne pour suivre des études en L.E.A. (Langues étrangères appliquées) à l’Université de Talence.

Le groupe était encadré par cinq membres du personnel de l’IEM.

Certains jeunes, dont Quentin, avaient été invités à se baigner sous la surveillance de leurs accompagnateurs.

Le jeune homme, excellent nageur, ne pouvait en effet se livrer à cette activité, compte tenu de son handicap, qu’à la condition de bénéficier d’une surveillance visuelle constante par une tierce personne.

Dépôt d'une plainte contre X des parents du jeune homme

A l’issue de l’enquête et contre toute attente, le 15 janvier 2019, Monsieur le Procureur de la République a délivré un avis de classement sans suite estimant que les faits ou les circonstances des faits de la procédure n’ont pu être clairement établis par les investigations réalisées.

Cette décision étant clairement incompréhensible pour les parents de cette jeune victime, eu égard aux éléments du dossier et notamment aux auditions réalisées, ces derniers ont déposé plainte contre X entre les mains du Doyen des juges d’instruction.

En effet, des zones d’ombres persistent qui devront être éclaircies par la poursuite des investigations sous la tutelle d’un juge d’instruction.

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Sept mois après la noyade d’un jeune de 23 ans, épileptique, dans le plan d’eau du Teich, le parquet de Bordeaux vient de classer le dossier sans suite. Les parents de Quentin Ruot contestent et viennent de se constituer parties civiles pour que les investigations continuent.

[…]

C’est par un courrier réceptionné le jour de l’anniversaire de leur fils unique, que Laurence et Henri Ruot ont appris que le parquet de Bordeaux venait de refermer l’enquête préliminaire sur la mort de leur fils Quentin, découvert noyé dans le plan d’eau du Teich, le 2 juillet 2018. Incompréhensible selon eux, qui ont donc décidé ce jeudi, de porter plainte avec constitution de parties civiles contre X, pour homicide involontaire, car « ce drame aurait pu être évité, et il faut le démontrer ».

[…]

Ce jour-là, pour aller au plan d’eau du Teich, « il y avait cinq éducatrices pour encadrer dix jeunes handicapés dont Quentin, qu’elles ont manifestement laissé seul… » Autre négligence relevée par leur avocat : « Un des deux maîtres nageurs sauveteurs du Teich s’étant blessé le matin même, la baignade n’était plus surveillée et un panneau l’indiquait justement ! L’IEM aurait dû faire demi-tour et annuler la sortie. »

[…]

« Pour que d’autres familles ne vivent pas cela »
Sud Ouest – 08/02/2019 – Extraits

LE TEICH. Les parents de Quentin Ruot épileptique mort noyé en 2018, veulent savoir ce qui s’est passé.

«  Il y a un ou des responsables qui doivent rendre des comptes afin que cela ne se reproduise plus ». Henri et Laurence Ruot ont du mal à retenir leur colère. Ce couple du Taillan-Médoc ne comprend pas pourquoi le parquet de Bordeaux vient de classer sans suites la procédure concernant la noyade de leur fils, Quentin, décédé le 2 juillet 2018 alors qu’il effectuait avec l’Institut d’éducation motrice (IEM) de Talence une sortie au bassin de bainade du Teich.

[…]

Loin de baisser les bras, les parents de l’étudiant de 23 ans qui souffrait d’épilepsie d’épilepsie depuis son enfance ont saisi leur avocat Me Jean-Christophe Coubris. Ce dernier a déposé, il y a 48 heures, une plainte contre X avec constitution de parties civiles pour homicide involontaire entre les mains du doyen des juges d’instruction du tribunal de grande instance de Bordeaux pour que toute la mlumière soit faite sur cette affaire. « La décision du parquet est claireemnt incompréhensible » estime Me Coubris. « On nous répond que les faits ou les circonstances des faits de la procédure n’ont pu être clirement établis par l’enquête. Les preuves n’étant pas suffisantes pour que l’infraction soit constituée et que des poursuites pénales puissent être engagées ». Les parents de Quentin Ruot abasourdis, pointent plusieurs manquements et font grief à l’IEM de ne pas avoir satisfait à ses obligations.

Le jeune Quentin, brillant étudiant en langues étrangères appliquées, était certes un excellent nageur mais il devait être surveillé en permanence par une tierce personne en raison de ses crises d’épilepsie susceptibles d’intervenir à tout moment, sous forme d’absence et sans aucun signe précurseur. « L’IEM était parfaitement au courant de cela », dit Me Coubris.

[…]

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