SELARL COUBRIS, COURTOIS & Associés
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Du Lundi au Vendredi, de 8h à 19h

Portait de Maitre Philippe Courtois par le journal Var-Matin

Vendredi 20 mai 2016

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Combat - Me Philippe Courtois a co-écrit Le livre noir de la médecine, avec son père, médecin expert. Celui qui dénonce la toute puissance des laboratoires n'a pas choisi sa voie par hasard.

C'est l'occasion pour l'avocat de revenir sur l'origine de sa vocation et son expérience dans les grands scandales sanitaires dont la majorité des victimes sont défendues par le Cabinet Coubris, Courtois et Associés.

 

L'homme qui marche aux côtés des victimes

Source : Var-Matin - article de Sonia Bonnin
Date : 16 mai 2016

« On avait la meilleure médecine du monde. Mais ce n'est plus le cas ». Celui qui parle n'est pas médecin, mais a rêvé de l'être.

Aujourd'hui, ce sont les dérives du système médical et sanitaire qu'il combat, tant dans les prétoires qu'il fréquente assidûment, qu'à travers un livre réquisitoire.

Avocat spécialisé dans la défense des victimes d'accidents médicaux, Philippe Courtois s'est allié à son père, le docteur Dominique-Michel Courtois. La couverture de leur livre affiche en lettres rouges sur fond blanc : Le livre noir de la médecine, orné d'un bandeau explicite - « Patient aujourd'hui, victime demain ».

Maitre Philippe Courtois - Photo de Dominique Leriche

Les scandales sanitaires ont les noms de médicaments tristement célèbres : l'anti-diabète Mediator®, la pilule Diane 35®, l'anticoagulant Pradaxa®, mais aussi ces soidisant dispositifs médicaux, les implants mammaires PIP.

Le « plus-jamais-ça »

Depuis son cabinet bordelais, l'avocat suit des dossiers de victimes de toute la France. « Ce qui nous a amenés à écrire ce livre, c'est une réflexion que nous avons eue après le scandale du Mediator®. On nous avait dit, alors, qu'il n'y aurait plus jamais ça ». La suite a prouvé que non.

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En dates

  • Janvier 1981 : naissance à Bordeaux
  • 1998 : renonce à devenir médecin, après la perte de son frère dans un accident
  • 2007 : prête son serment d'avocat à Bordeaux
  • Avril 2010 : premier contact avec l'association PPP, de victimes des prothèses PIP

Son destin, Philippe Courtois n'en a pas toujours été maître. « Je me destinais à faire médecine. J'étais sur le point d'entamer mes études, quand j'ai perdu mon frère dans un accident de voiture ». Cette perte a bouleversé le destin de toute la famille. Laurent, le grand frère de 23 ans, venait d'obtenir son DESS en droit de la santé.

Il voulait endosser la robe noire et défendre les victimes d'erreurs médicales. De l'épreuve du deuil, des difficultés concrètes après le décès, le père et le frère du disparu en ont conçu de nouvelles vocations.

Dominique-Michel, médecin installé, spécialiste maxillo-facial et directeur de clinique, n'a pas changé de métier, mais de focale. Il devient l'un des premiers médecins à défendre les victimes.

À 17 ans, Philippe renonce purement et simplement à médecine. Il deviendra avocat, sur les traces du frère aimé et disparu. « J'ai changé de voie et je ne le regrette pas, confie Philippe Courtois. Je voulais marcher dans les pas de mon père. Finalement, je marche à ses côtés », sourit-il. Lui est toujours dans une grande maîtrise de lui-même, la mèche impeccable, les mots tenus. Le médecin et l'avocat ont aligné leurs regards. Et aiguisé leur plume.

Un dossier à part

Exemples concrets à l'appui, le livre dénonce l'hégémonie des laboratoires pharmaceutiques, eux qui « font passer leurs profits avant la santé ». Pire encore, est « la faillite totale des organismes étatiques de contrôle ».

L'Agence du médicament est une sirène silencieuse. Un chien de garde qui se couche

Philippe Courtois prolonge le raisonnement : « Tant qu'il n'existera pas une agence totalement indépendante, on va vers d'autres scandales ».

L'Agence du médicament est décrite comme « une sirène silencieuse, un chien de garde qui se couche ».

Avec le recul, l'avocat constate que « la révélation des scandales sanitaires s'est toujours faite par la victime et la justice. Jamais par les autorités sanitaires, ni les médecins ». Celle qui fait notoirement exception est bien sûr Irène Frachon.

Le dossier des implants PIP est arrivé jusqu'à lui, lorsqu'Alexandra Blachère, de l'association PPP, l'a contacté. « On a démarré une collaboration de six ans ». Il estime « ne pas passer une journée sans consulter le dossier PIP, une expertise ou parler à une victime ».

Une affaire « à part », dans laquelle « on sait que les femmes sont victimes, mais on n'a jamais obtenu un fonds d'indemnisation. C'est le seul scandale où on n'y arrive pas ». Le livre délivre presque un mode d'emploi en cas de suspicion d'erreur médicale.

Obtenir son dossier, engager les démarches légales, connaître « la face cachée des expertises médicales ». Les temps changent. « Les victimes sont davantage mobilisées. Elles s'organisent, se défendent. Il y a un meilleur équilibre des forces que par le passé. » Pour lutter avec des armes un peu moins inégales.

 

Source

L'homme qui marche aux côtés des victimes
Var-Matin - auteur Sonia Bonnin - 16/05/2016